Description
A Paris, Chez Meurant, 1802. 4 volumes In-8 reliés pleine basane de l’époque. Dos lisse à faux-nerfs, fleurons dorés, pièces de titre maroquin rouge, pièces de tomaison en maroquin vert. XXVII + 632 + 627 + 614 + 639 pages. Frontispice à chaque volume. Ou l’onvoit avec clarté et précision l’art de bien employer et cultiver la terre, en tout ce qui la concerne, suivant ses différentes qualités et climats divers, tant d’après la doctrine des anciens, que par l’expérience; Remis en français, par A.-M. Gisors. Ddition publiée au début du XIXe siècle sous la direction de Gisors. Cette version est particulièrement recherchée pour son travail de modernisation linguistique : le texte original de 1600 y est revu avec soin pour en faciliter la lecture, tout en respectant scrupuleusement la pensée de l’auteur. Olivier de Serres (1539-1619), seigneur du Pradel, est bien plus qu’un simple agronome ; il est le premier à avoir théorisé l’agriculture comme une science et une économie. Protestant convaincu sous le règne d’Henri IV, il a fait de son domaine en Ardèche un laboratoire à ciel ouvert. C’est à lui que la France doit l’introduction massive du mûrier et de l’éducation des vers à soie, transformant durablement l’économie des régions du Sud. Il fut le premier à préconiser l’assolement (rotation des cultures) et à introduire des plantes alors méconnues comme le maïs, la pomme de terre (la “cartoufle”) ou le houblon. Quelques défauts aux reliures (coiffes, mors, coins : voir photos). Bon exemplaire néanmoins, peu courant.


